ANNEXE 4
Concepts
ACHETER - VENDRE
Représentation du concept (et non de la transaction : les montants monétaires ne figurent pas dans cette représentation)

Représentation des hypéronymes :

Ce qui permet de différencier les énonciations « x donne ... » et « y reçoit ... », c’est essentiellement le focus placé soit sur x (on représente ce qui se passe du point de vue de x) soit sur y (on représente ce qui se passe du point de vue de y). Dans le concept particulier de « donner/recevoir », c’est le focus qui détermine le signifiant.
facteur déclenchant du processus

C’est la double volonté conjointe des actants respectif, x et y qui permet de réaliser le processus d’achat/vente.
énonciations
· x achète d(S1) à y
· x achète d(S1)
· x achète d(S1) à z : z prend la place de y dans la proposition q de S2 : x achète à y (c’est à-dire donne l’argent à y) et c’est un tiers, z, qui en dispose (y donne l’objet à z).
· x achète pour le compte de z : même représentation que dans le cas précédent, mais l’argent de la transaction appartient à z.
AFFICHER
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, b, y, x} i a £ texte w image
b £ surface verticale
x £ humain
y £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (voir)ya É (placer)xa, b É (voir)ya}
ASSOCIER
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a1, a2, d, x} i
a1 £ objet abstrait
a2 £ objet abstrait
d £ ensemble
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {[(exister)a1 Ù (exister)a2] É (a)x§§ É (appartenir)a1 Ù a2d}
CHANGER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a1, a2, a, b, x} i
a1 £ a
a2 £ a
a £ objet
b £ objet
x £ humain
Ensemble relationnel (réduit) :
 = {(appartenir)a1b É (a)x§§ É (appartenir)a2b}
CHOISIR
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {b, d, x} i
b £ fait
d £ fait
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = { [(b)§§§ w (d)§§§] É (a)x§§ É (d)§§§}
Ce concept opère sur un système (ici S10), qui, dans un état initial comporte une proposition maximale complexe qui comporte elle-même une ou plusieurs opérations « ou exclusif ». Au lieu cependant que ce soit une proposition représentant un état (proposition relationnelle) qui constitue l’état initial et l’état final, et que ce soit son contenu qui soit modifié, c’est ici un système qui contient plusieurs possibilités (on peut dériver à partir de celui-ci les systèmes contenant respectivement [P É q1], [P É q2]) qui représente l’état initial, et un système contenant la proposition pi dont le locuteur a déterminé dans TR, c’est-à-dire dans son calcul, qu’elle devait recevoir la valeur ‘1’, qui constitue l’état final. Cette détermination a bien sûr été effectuée par le locuteur en fonction de la compatibilité du but auquel conduit l’adoption de la proposition pi avec le but recherché par celui-ci.
;Une seconde représentation du même concept peut être logiquement construite à partir de l’état initial suivant :

Dans cette représentation, ce n’est plus dans un ensemble de conséquences possibles que le locuteur effectue un choix, mais dans un ensemble de moyens possibles (s’il existe une construction [P É p1] et une construction [P É p2]) ou potentiels (si l’on n’envisage pas la construction de la possibilité) pour construire le but q. Cette fois, c’est l’examen des systèmes S [pi É q] qui retiendra l’attention du locuteur pour la détermination de la proposition pi choisie, à savoir le meilleur moyen d’aboutir à q.
TA. Celui-ci constitue, pour le locuteur, le journal des événements réels qu’il construit au fur et à mesure de l’avancement du temps réel et qu’il garde en mémoire. Inversement, il est également en relation directe avec la constitution de l’ordre total qui vise à rendre possible un but. Il en résulte que la constitution des ces ordres ne peut être effectuée uniquement à partir de l’examen de l’ordre partiel auquel le système S10 appartient, comme dans le cas des opérations de conceptualisation. Pour déterminer quelle opération pi ou qi sera considérée comme potentiellement vraie, donc quelle opération il faudra réaliser (la modalité de nécessité est ici verbalisée parce qu’à l’intérieur du système final ne subsiste plus qu’un élément de l’alternative, et que celui-ci est ainsi devenu nécessaire), le locuteur doit démontrer la validité de celle-ci à partir de connaissances extérieures <pstyle='text-align:justify'> <pstyle='text-align:justify'>« Choisir » est un concept qui illustre bien la nécessité de manipuler des situations, pour conceptualiser, et non simplement des concepts. Lorsqu’on dit par exemple dans un magasin à propos d’un vêtement, « je choisis le rouge », c’est en fait j’achète le rouge qui est choisi, le choix de l’objet n’existant pas sans la définition de l’action à laquelle je le rapporte.
CONSTITUER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, ai, x} i
a £ ensemble
ai £ élément
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (exister)a É (associer)xa1, ... an É (exister)a}
CONSTRUIRE
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, ai, x} i
a £ système
ai £ élément abstrait
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (exister)a É (organiser)xa1, ... an É (exister)a}
CREER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, x} i
a £ objet
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (exister)a É (a)x§§ É (exister)a}
DEPLACER, place
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, bi, dj, x} i
a £ objet
bi £ lieu
dj £ lieu
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {(être)abi É (a)x§, § É (être)adj}
EXISTER
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, b} i
a £ objet
b £ Univers réel
Ensemble relationnel :
 = {(appartenir)ab}
GROUPER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {d, ai, x} i
ai £ objet concret
d £ ensemble
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {[(exister)a1 Ù (exister)a2] É (a)x§ § É (appartenir)a1 Ù a2d }
HEURTER
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {ai, b, d, a} i
ai £ objet
b £ contact
d £ énergie
Ensemble relationnel :
 = {[(se déplacer)a1 Ù (se déplacer)a2] É (entrer)a1 Ù a2b É (produire)ad }
IDENTIFIER
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a1, a2, x} i
a1 £ objet abstrait, perception actuelle
a2 £ objet abstrait, représentation mémorisée, classe d’objets
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {[ (exister)a1 Ù (exister)a2] É (a)x§§ É (appartenir)a1 classe a2}
LIRE, lecture
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, b, x} i [A £ objet]
a £ représentation visuelle et cognitive de A dans l’esprit de x
b £ les yeux de x
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (exister)a É (a)xb§ É (exister)a}
METTRE
Forme systémique
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, u1, u2, x} i
a £ T
ui £ état de a dans l’univers
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {être)au1 É (a)x§§ É (être)au2}
MODIFIER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a1, a2, b, x} i
ai £ objet particulier du concept a
b £ objet avec lequel a est re relation d’appartenance
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {appartenir)a1b É (a)x§§ É (appartenir)a2b}
OBLIGER
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ORGANISER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, b, x} i
a £ T
b £ « en ordre »
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (être)ab É (a)x§§ É (être)ab}
Hypéronyme : mettre en ordre
PLACER, place
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, l1, l2, x} i
a £ objet
li £ lieu de l’objet, i ¹ j
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {être)al1 É (a)x§§ É (être)al2}
RECONNAITRE
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a1, a2, x} i
a1 £ objet abstrait, perception actuelle
a2 £ objet abstrait, représentation mémorisée
b £ signe
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {[ (exister)a1 Ù (exister)a2] É (a)x§b É (appartenir)a1 Ù a2signe}
UTILISER
Forme systémique :
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {a, a, x} i
a £ action
a £ objet
x £ humain
y £ humain
Ensemble relationnel :
 = {[ ~ (b)y§§ É (a)xa§ É (b)y§§}
Utiliser [un objet] se définit comme « faire qqch avec cet objet pour réaliser un but ».
Le but est celui de x, l’utilisateur. Le but est généralement une action, mais ce n’est pas obligatoire : « j’ai utilisé ces tenons pour que le mur soit plus costaud ». Ici, le but est la réalisation d’un état nouveau qui n’était pas celui du mur antérieurement. On a donc inscrit ceci dans la formalisation en signalant que l’état antérieur, qu’il s’agisse d’un état véritable ou d’une non réalisation d’événement ou d’action, était ~ q, q étant l’état ou la réalisation de l’événement ou de l’action poursuivie. Cette modification de la réalité ainsi décrite peut aussi bien consister en une réalisation qu’une destruction (suppression de la réalité) : « j’ai utilisé du baygon pour éradiquer les fourmis de la chambre ».
Le concept d’ « outil » est intégrable au concept représentant un objet lorsque celui-ci, dans la régularité de sa représentation, comporte une instanciation de l’utilisation avec un but précis ou général, selon le cas. Cela n’empêche pas qu’un objet ne comportant pas cette séquence générale de représentation ne puisse, en des circonstances particulières, ressortir à l’hypéronyme d’ « outil ». Comme dans le cas général, l’intention de l’utilisateur potentiel doit être démontrée ou démontrable (ex: on peut très bien, en l’absence de table, utiliser la surface plane d’un tabouret pour jouer aux cartes, bien que celui-ci ne soit pas expressément conçu à cette destination.
VOIR, visible, apparaître
Forme systémique :

Note : un sens second met en oeuvre non pas une représentation « visuelle » de A, mais une représentation « cognitive » de l’objet.
Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {A, a, b, x} i A £ objet
a £ représentation visuelle de A dans l’esprit de x
b £ les yeux de x
x £ humain
Ensemble relationnel :
 = {~ (exister)a É (a)xb É (exister)a}
entrechoquer (s’)
Forme systémique :

Forme objectale :
Ensemble objectal :
E = {x1,... xn} i xi £ objet
Ensemble relationnel :
 = {se heurter)Sxi}
On notera que dans ce concept, les objets sont relativement déterminés dans leurs actions. En effet, lorsque l’on dit par exemple que « les particules s’entrechoquent », on dit que certaines particules en heurtent d’autres, mais sans savoir exactement lesquelles. ‘n. xi’ représente alors « des » particules, qui peuvent être transformées en « les » particules si celles-ci sont déterminées par une relative. Ceci montre que la référenciation absolue, celle qui aboutit à la détermination effective de tous les éléments définis dans le concept, n’est pas envisagée par le sujet locuteur. Dans la définition , « s’entrechoquer c’est se heurter mutuellement », l’hypéronyme « se heurter » est spécialisé par la mise en oeuvre d’un nombre indéterminé d’actants et d’objet1 : le développement du concept « s’entrechoquer » aboutit donc à dire qu’ « un » élément en heurte « un » autre, et ainsi de suite, laissant ainsi de côté le problème que pose la détermination effective de chaque élément. Le processus de compréhension tel que nous l’avons défini, à savoir la fermeture d’une structure sémantique par détermination des éléments qui y appartiennent, recontre ici sa limite : la détermination est toujours relative à des connaissances avec lesquelles elle est cohérente, que celle-ci soient validées par déduction d’autres structures cognitives ou par expérience. Lorsque l’expérience directe est impossible, c’est uniquement la cohérence structurale qui assure la compréhension, éventuellement par le recours à des expériences indirectes qui valideront les connaissances qui la construisent.








