REGARD
Hände, welche Blüten banden,
Blicke, welche die Rosen rot
und die Menschen mächtig empfanden,
hat man gebildet und wieder vernichtet
Rainer Maria Rilke
Aber alles blieb unverändert
Franz Kafka
REGARD
Hände, welche Blüten banden,
Blicke, welche die Rosen rot
und die Menschen mächtig empfanden,
hat man gebildet und wieder vernichtet
Rainer Maria Rilke
Aber alles blieb unverändert
Franz Kafka
L’œuvre est tout pour Orphée, à l'exception de ce regard désiré où elle se perd, de sorte que c'est aussi seulement dans ce regard qu'elle peut se dépasser, s'unir à son origine et se consacrer dans l'impossibilité.
L’œuvre ne vit que par celui qui la regarde. C’est en cela que je trouve plus intéressantes mes traces groupées en cette sorte de forme qu’on a comparée à un idéogramme. C’est celui qui regarde qui vit cette forme, cette émanation de rapports, avec l’expérience qu’il a des choses et du monde. Le sens de ces rapports c’est lui qui le donne.
L’œuvre pure implique la disparition élocutoire du poëte, qui cède l'initiative aux mots, par le heurt de leur inégalité mobilisés ; ils s'allument de reflets réciproques comme une virtuelle trainée de feux sur des pierreries, remplaçant la respiration perceptible de l'ancien souffle lyrique ou la direction personnelle enthousiaste de la phrase.
Mais il y a cependant plusieurs publics : parmi lesquels il n'est pas impossible d'en trouver quelqu'un qui ne conçoive pas de plaisir sans peine, qui n'aime point de jouir sans payer, et même qui ne se trouve pas heureux si son bonheur n'est en partie son œuvre propre dont il veut ressentir ce qu'elle lui coûte.